Éditorial
Un service public de l'emploi plus efficace encourage à poursuivre les améliorations
Les résultats de la deuxième vague d'évaluation du service public de l'emploi et des mesures de marché du travail indiquent que l'efficacité du placement a pu nettement s'améliorer depuis la première évaluation effectuée en 2000. Ces progrès sont la conséquence, entre autres, des efforts fournis par les organes d'exécution pour optimiser leurs activités et du pilotage par les résultats fondé sur l'accord de prestations conclu entre la Confédération et les cantons. Nous avons demandé aux auteurs des études d'identifier les faiblesses du système et de proposer des solutions. Leurs recommandations concernent principalement les trois points suivants: il faudrait, d'abord, optimiser l'application de la loi sur l'assurance-chômage, afin d'activer rapidement les demandeurs d'emploi. Les diverses institutions sociales gagneraient, ensuite, à être mieux coordonnées. Ces études mettent, enfin, en lumière plusieurs problèmes d'ordre social qui dépassent le cadre de compétence et d'influence du service public de l'emploi et qui rendent difficile l'intégration sur le marché du travail. Il s'agit notamment des discriminations dont peuvent être victimes les travailleurs étrangers et de la nécessité d'accroître l'efficacité des mesures prises dans le domaine de la formation continue. Pour autant qu'elles touchent le domaine de compétence des autorités chargées du marché du travail, les cantons et la Confédération feront leurs ces recommandations. Au cours des prochains mois, il s'agira d'identifier plus précisément les possibilités d'améliorations et de les concrétiser. Les autorités chargées du marché du travail peuvent également contribuer à résoudre certains problèmes d'ordre général en coopération avec les milieux politiques intéressés. L'étude intitulée La situation des chômeurs en fin de droit, menée pour la quatrième fois, traite justement de sujets interdisciplinaires. Elle souligne que la capacité d'absorption du marché du travail s'est maintenue, mais relève également certains problèmes: le fait que les chômeurs en fin de droit dépendent de plus en plus de l'aide sociale n'est pas acceptable et nécessite une réaction de la part des autorités. Il faut également lutter contre la tendance à traiter les chômeurs en fin de droit en «cas désespérés». Afin d'accroître les chances de placement, les diverses institutions sociales doivent coopérer mieux et davantage, et mettre en place une véritable «collaboration interinstitutionnelle». De même, afin de pallier au mieux la situation difficile des demandeurs d'emploi âgés, il faut mettre en oeuvre dans son intégralité le train de mesures décidé en faveur de cette partie de la population active.

