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Editorial

La croissance, facteur d'emploi et de qualité de vie

La mission première de l'État est d'offrir à ses citoyens des conditions propres à leur épanouissement et à leur satisfaction. Il doit veiller à ce que chacun d'eux trouve facilement du travail et bénéficie d'une qualité de vie appréciable. Cela exige, toutefois, une croissance économique pourvoyeuse d'emplois et de revenus. Les progrès de la prospérité renforcent notre aptitude à relever les grands défis du futur. Il est plus facile de défendre le système social lorsque le gâteau est plus grand que le nombre de parts à servir. Lorsque la croissance dope l'économie, il est plus aisé de lutter contre les changements climatiques. Enfin, lorsque les caisses sont pleines, il est plus facile d'investir dans la formation et la recherche. Une politique de croissance cohérente est la condition sine qua non de la prospérité, de l'emploi et de la qualité de vie. Nous avons obtenu de bons résultats ces dernières années. En renforçant la concurrence sur le marché intérieur et en ouvrant notre économie vers l'extérieur, nous avons augmenté nos chances de succès en Suisse comme à l'étranger. En prônant l'ouverture dans le domaine de la recherche et de l'innovation, nos entreprises ont pu perfectionner leurs produits et services, tout en faisant preuve d'inventivité. Les taux de croissance enregistrés ces dernières années en attestent. Alors qu'elle était jadis à la traîne de ses voisins européens, la Suisse a enregistré des taux de croissance supérieurs. Elle doit poursuivre dans cette voie. Il faut sans cesse améliorer les conditions-cadres propices au développement économique. Le monde n'est pas tributaire de la Suisse et, dans un contexte en pleine effervescence, l'immobilisme est synonyme de régression. La politique de croissance du Conseil fédéral pour les quatre prochaines années a pour objectif de stimuler la croissance économique en tablant sur trois axes prioritaires. Premièrement, il convient d'abaisser le niveau élevé des coûts en renforçant la concurrence sur le plan intérieur et avec l'étranger. Deuxièmement, il faut encore améliorer l'attrait de la place économique suisse. Troisièmement, il importe de valoriser l'activité professionnelle. Pour ce faire, nous voulons exploiter le potentiel de main-d'oeuvre national et international et encourager les compétences professionnelles individuelles. À travers cette politique de croissance, nous voulons saisir notre chance et nous donner les moyens de relever les défis qui nous attendent. La marque «Suisse» est toujours synonyme d'excellence et de prestations de tout premier plan. Tout porte à croire que notre pays gardera à l'avenir un niveau d'emplois satisfaisant et que la qualité de vie demeurera élevée.

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Conseillère fédérale Doris Leuthard
Cheffe du Département fédéral de l'économie DFE



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